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Si Philips et Sony en sont les principaux acteurs, l’introduction des lecteurs de Compact-Disc sur le marché en 1982 résulte de la collaboration de plusieurs firmes et aucun constructeur ne peut arguer d’avoir présenté un appareil entièrement élaboré par ses soins. Cependant, on distingue deux catégories parmi les lecteurs de 1ère et 2ème génération : les originaux et les clones (ou clones partiels). Les originaux (Sony CDP-101, Philips CD100, Technics SL-P10...), sont des lecteurs au design et à la technique nouveaux, arborant une esthétique originale, et adoptant une configuration mécanique inédite, ainsi qu’une organisation interne spécifique des différents circuits imprimés. La deuxième catégorie, les clones, regroupe un grand nombre de lecteurs. En effet, beaucoup de constructeurs ont fait le choix pour des raisons économiques, de reprendre un modèle déjà existant pour le premier modèle à leur catalogue. Ils n’ont exprimé leur créativité qu’à partir de la deuxième génération de lecteurs, lorsqu’ils n’ont pas à nouveau adapté (adopté) un modèle existant. Ces copies ont rencontré plus ou moins de succès et ont fait preuve de plus ou moins d’originalité, chaque marque apportant ses propres modifications esthétiques et parfois pratiques. Ainsi, toutes les copies du très cloné Lo-D DAD-800 (appellation japonaise du Hitachi DA800) disposaient d’une télécommande infra-rouge de série, alors que l’original ne proposait qu’une télécommande filaire optionnelle. En 1985, le constructeur Américain Mcintosh présentait une luxueuse copie du Philips CD304, pour son premier lecteur MCD7000. Seul un œil exercé pouvait reconnaître le masquage, par ailleurs fort judicieux, puisque cette imitation nécessitait un débours supplémentaire de plus de 20000 FF ( !), par rapport à l’original de la marque Hollandaise. Jusqu’en 1985, début de la grande uniformisation des lecteurs CD (noirs, chargement par tiroir horizontal, largeur standard..), les marques les plus clonées furent Hitachi, Toshiba, Sanyo, Kyocera et Yamaha. Malgré les nombreux clones, le consommateur disposait d’un large choix esthétique (à défaut d’un large choix technique). Les constructeurs proposaient pêle-mêle, des lecteurs à chargement du disque frontal, horizontal par tiroir, ou encore par trappe sur la partie supérieure (Philips). Leurs proportions physiques allaient du "petit cube" au format salon standard, et leur poids variait de 4 à 18 kg. Néanmoins, les lecteurs CD produits entre 1982 et 1985 embarquaient une variété de mécaniques de lecture hautement sophistiquées et abouties, traduisant la volonté de leurs concepteurs originaux de fabriquer des machines performantes et fiables. Ce louable engagement, garanti par l’utilisation fréquente de composants et matériaux de qualité (mécanique, châssis, électronique), ne dura que quelques années et le métal fit rapidement place aux matières plastiques pour les pièces en mouvement (y compris le bloc optique) pour des raisons évidentes de coût de production. Cependant, la baisse sensible de la qualité de fabrication des lecteurs grand public fut largement compensée techniquement par les performances accrues des servo-systèmes (électroniques d’asservissement des éléments mécaniques), en autorisant des assemblages moins "ajustés". Le tableau accessible en cliquant sur le lien ci-dessous présente la liste quasi exhaustive des lecteurs commercialisés durant les trois à quatre années qui ont suivi l’apparition du disque "audio-numérique" (en Octobre 1982). Vous trouverez en face de chaque modèle une indication sur l’année de fabrication et sur l’origine du lecteur (production originale ou clone / clone partiel (1) ). La colonne la plus à droite vous donnera une indication de la rareté de ces appareils sur le marché de l’occasion, selon l’échelle suivante :
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Ces indications sur la rareté des premiers lecteurs CD sont le résultat d’une observation du marché de l’occasion durant une dizaine d’années. Elles ne doivent en aucun cas être considérées comme une échelle de valeur commerciale (cote) des appareils concernés. Plus précisément, un lecteur fréquent en occasion peut avoir une cote 3 à 4 fois supérieure à celle d’un lecteur presque introuvable (les exemples ne manquent pas). |
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