SANYO CP200

Cliquez pour agrandir
Dimensions : 335 x 88 x 320 mm
Poids : 6,0 kg
Année : 1983 / 1984

Le catalogue de la marque japonaise Sanyo s’est rapidement enrichi de nouveaux modèles après la commercialisation de son premier lecteur, le DAD-8. Dès la fin de l’année 1983 sont apparus les DAD-M15 et les CP200 / 300 / 400 ; le premier (DAD-M15) conserve une mécanique à chargement vertical mais adopte une électronique Philips pour le traitement audio, alors que les 3 autres conservent tous les ingrédients déjà utilisés dans le DAD-8 (excepté le CP400 qui utilise un bloc optique différent).

Cliquez pour agrandir
Cliquez pour agrandir
Cliquez pour agrandir

En ce qui concerne le CP200 présenté sur cette page, il s’agit d’un lecteur de première génération identique au DAD-8, techniquement parlant. On y retrouve le même bloc optique (TAOHS) fabriqué par le constructeur japonais Olympus ainsi que le chipset d’origine Sony équipant le CDP-101 et une grande partie des premiers lecteurs CD commercialisés. La différence majeure concerne le chargement du disque qui s’effectue de manière horizontale par tiroir. L’agencement interne est extrêmement compact à cause de dimensions réduites au maximum et malgré le déport du transformateur d’alimentation sur le panneau arrière.
Avec ce lecteur positionné comme modèle d’entrée de gamme, Sanyo suit la tendance générale en proposant un appareil de faibles dimensions et en abandonnant le chargement vertical du disque. Cet effort de miniaturisation se traduit par la présence d’une nouvelle mécanique inédite et compacte.
L’ouverture du tiroir est effectuée en deux temps avec la descente du cache trappe puis la sortie à mi-course du tiroir. Cette faible course du tiroir est compensée par un large décrochement sur sa partie frontale permettant une préhension aisée du disque. Ce mode de chargement est certainement le plus pratique parmi la variété de solutions mécaniques rencontrée sur les premières générations de lecteur de compact disc. Une fois le tiroir fermé, celui-ci bascule vers l’avant afin de positionner le disque sur la mécanique de lecture fixe et inclinée. La fenêtre transparente rétroéclairée permet d’observer la rotation du CD, ce qui offre un plus esthétique indéniable dont l’effet est accentué par le positionnement oblique du disque.
Comme sur le DAD-8, les touches du clavier sont recouvertes par une membrane caoutchoutée des plus fragiles donnant l’impression de touches à effleurement. On retrouve également le commutateur externe pour le verrouillage électrique du bloc optique et les circuits électroniques sont eux aussi peu ou prou identiques à ceux du DAD-8 : CX-7933, CX-7934, et CX-7935 pour le traitement numérique, et CX20017 pour la conversion numérique vers analogique des données audio. A noter que le pré-ampli HF est dorénavant intégré sur la carte "Servo".
Si la conception générale du CP200 est au dessus tout soupçon, c’est au niveau de l’interface utilisateur que le CP200 pêche un peu : temps d’accès beaucoup trop longs lors des changement de morceaux, avance et retour rapides inexistants, organisation du clavier peu intuitive, et système d’affichage à Leds rappelant celui des premiers lecteurs Philips (CD100, CD200..) mais dans une présentation encore plus spartiate.
Il n’en reste pas moins que Sanyo a réussi une des plus belles transformations d’un modèle à chargement vertical du disque en modèle à chargement horizontal. Qui plus est, le CP200 est un des lecteurs les plus réussis esthétiquement parmi les innombrables lecteurs CD au format midi commercialisés, toutes générations confondues.
Malgré ce bel effort, ce petit Sanyo n’est nullement une révolution dans le monde effervescent du compact disc des débuts, ce qui explique peut-être en partie sa faible diffusion à une époque ou certains concurrents proposaient des lecteurs au format identique mais dotés de réelles avancées technologiques. On pense par exemple à Yamaha avec le CD-X1, deux fois moins lourd que le CP200 et de conception résolument plus moderne. Cette faible diffusion est d’ailleurs confirmée par la rareté de ce lecteur sur le marché de l’occasion, alors que l’on croise un peu plus fréquemment son clone direct, Siemens RW722.
Le lecteur montré sur cette page a fait l’objet d’une remise en état dont un bref compte rendu est publié dans la rubrique "Atelier", à cette page.

PHOTOS

Cliquez pour agrandir
Cliquez pour agrandir
Cliquez pour agrandir

Cliquez pour agrandir
Cliquez pour agrandir
Cliquez pour agrandir

Cliquez pour agrandir
Cliquez pour agrandir
Cliquez pour agrandir

Cliquez pour agrandir
Cliquez pour agrandir
Cliquez pour agrandir

RECHERCHE
Loading