TECHNICS SL-XP7

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Dimensions : 126 x 31,9 x 126 mm
Poids : 0.520 kg
Année : 1985

Si 1983 a été l’année de lancement du lecteur CD de salon, 1985 a été celle du baladeur CD et du début de la course à la miniaturisation du concept.
Le Technics le SL-XP7 apparaît sur le marché en juillet 1985, après le Sony D-50 lancé en novembre 1984 et peu de temps avant le Philips CD10.
Avec 5 mm d’épaisseur en moins par rapport au Sony D-50, et 1 cm par rapport au Philips CD10, le SL-XP7, en plus d’offrir une compacité inégalée, est une vitrine technologique : moteur disque brushless miniature, bloc optique miniaturisé FF1 installé sur un bâti en métal ultra-léger (type Zamak), et électronique à la pointe, le tout dans un boîtier métallique à la finition exceptionnelle. On retrouve cette rigueur de fabrication dans chaque détail externe mais également à l’intérieur du lecteur : deux cartes superposées et emboîtées via 3 connecteurs carte à carte permettent un démontage rapide. On est loin des salades de câbles des 2 principaux appareils concurrents et de leurs circuits imprimés d’apparence peu soignée, en regard des superbes cartes du SL-XP7.
Il fallait bien un tel écrin pour accueillir l’électronique haut de gamme partiellement partagée avec les modèles de salon de la gamme Technics 1985 (SL-P500, SL-PJ11, etc.) et 1986 (SL-P1200 et ses nombreux dérivés), dont la pièce maîtresse, le circuit intégré LSI de référence MN6617 en boîtier QFP à 84 broches, regroupe les fonctions de 3 circuits LSI installés sur les machines de la gamme précédente et permet l’élaboration de ce premier baladeur. Voici les circuits intégrés principaux du SL-XP7 :

  • AN8370S : ampli RF, APC, asservissement de focus et tracking
  • MN6617 : DSP, décodage EFM, désentrelacement et correction d’erreurs, asservissement de vitesse linéaire (CLV)
  • AN8281S : driver moteur disque
  • AN8371S : PLL et séparation datas
  • PCM55HP : convertisseur N/A 16 bits à échelle de résistances (idem PCM54HP, en boîtier SOIC et alimentation ± 5 V)
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Bien que tout oppose les deux machines en terme de dimensions, le dessin particulier très anguleux du SL-XP7 rappelle celui du lecteur à vocation professionnelle SL-P1200 commercialisé quelques 6 mois plus tard. Le coffret en métal "gris Technics" et les touches à l’aspect métallique typique de la marque renforcent cet air de famille évident. À noter que le SL-XP7 existe également en couleur gris clair.
Seul bémol, l’afficheur à cristaux liquides bien que très complet, est assez peu lisible du fait de sa très petite taille, de son positionnement trop en retrait et de l’absence de rétroéclairage sur les baladeurs de cette époque.
A l’utilisation, des temps de réaction très brefs et une bonne résistance aux chocs caractérisent le SL-XP7, pour lequel différents accessoires sont proposés en série et en option :

  • SH-CDB7 : boîtier de transport intégrant un bloc de batteries rechargeables de technologie Ni-Cd pour alimentation +6 V / -6 V, annoncé pour 3 heures / 4 disques d’autonomie
  • SH-CDA3U : bloc d’alimentation externe pour utilisation sur prise secteur
  • SH-CDB6 : boîtier à piles (10 x LR6)

Le rendu sonore est excellent, et le filtre passe-bas s’avère pratique pour une écoute prolongée au casque.
Un "Best-seller" qui ouvre les hostilités dans la course à la miniaturisation du baladeur CD, mais qui trouvera sur son chemin quelques mois plus tard, le fameux "Discman" de Sony, le D-50MK2 (ou D-7). Le SL-XP7 n’en reste pas moins le baladeur CD le plus luxueux jamais construit en termes de présentation et de finition, toutes époques confondues. On le trouve sous différentes étiquettes et références : Technics SL-XP3 (version allégée et plastifiée du SL-XP7 pour le marché japonais), Panasonic SL-NP3 (identique SL-XP3, mais pour le marché US), et JVC XL-R10.
D’autres photos ainsi qu’une autopsie du Technics SL-XP7 sont publiées à cette page de la rubrique atelier.

PHOTOS

Technics SL-XP7
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